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defaut 1. sugaï – couverture

Aide à la publication du catalogue de l’exposition « Kumi Sugaï - Les plus grands tableaux de ses dernières années »

à la Maison de la culture du Japon à Paris, du 8 juin au 10 juillet 1999

"La première fois que j’ai rencontré Kumi Sugaï, ce devait être vers 1958. Tandis que les peintres figuratifs tels que Tsuguharu Foujita ou Takanori Oguiss jouissaient en ce temps-là d’une certaines popularité à Paris, Sugaï qui avait choisi l’abstraction faisait figure d’original. Débutant dans le journalisme à Paris, je me souviens que j’allais lui rendre visite dans son atelier. Je fus fortement impressionné par la force et la sensation de vitesse qui se dégageaient de ses peintures abstraites.

Quand Sugaï remporta un prix à la Biennale de Venise en 1962, je m’en fus l’interviewer avant même d’annoncer à la radio japonaise cette grande nouvelle. je me rappelle encore maintenant très bien son allure décontractée et son accent du Kansai qui avaient je ne sait quoi de rassurant.

Depuis, près de quarante années se sont écoulées. L’exposition Kumi Sugaï organisée à la Maison de la culture du Japon à Paris constitue donc pour moi une sorte de retrouvailles. Cette première exposition de peinture abstraite dans notre Maison précède la grande rétrospective consacrée à ce peintre qui se tiendra prochainement au Japon. La trentaine de toiles de grand format présentée ici a été créée entre 1963 et 1994, pour la plupart d’entre elles après son terrible accident de voiture survenu en 1967. Ce sont toutes de lumineuses peintures qui ne laissent aucune place à l’ambiguïté et dans lesquelles apparaissent de façon manifeste la tension et la créativité débordante qui caractérisent l’œuvre de Sugaï. Fanatique de la vitesse et des Porsche, Kumi Sugaï a toujours mené une sorte de course effrénée, même dans sa recherche vers une plus grande originalité.

Sugaï, qui se définissait lui-même comme « un japonais différent des cent millions d’autres », nous a quitté il y a trois ans déjà. Cependant, l’œuvre singulière de ce peintre qui voulait toujours aller de l’avant n’a rien perdu de sa fraîcheur et de son dynamisme. Je voudrais, pour conclure, exprimer ma profonde gratitude à Mme Mitsuko Sugaï et à toutes les personnes qui ont participé à la réalisation de cette exposition.

Hisonari Isomura - Président de la Maison de la culture du Japon à Paris"

Extrait du catalogue

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